SECURITE ALIMENTAIRE EN AFRIQUE 

L’insécurité alimentaire et la pauvreté entravent la réalisation de l’objectif visant à mettre un terme à la faim d’ici à 2030. Les rapports de la FAO mettent l’accent sur la nécessité d’augmenter la productivité agricole. Selon la FAO, près de 153 millions de personnes, représentant environ 26 pour cent de la population âgée de plus de 15 ans en Afrique subsaharienne, ont été confrontées à une situation de grave insécurité alimentaire en 2014 et 2015.  Ce que cela signifie c’est qu’environ une personne sur quatre âgée de plus de 15 ans a connu des souffrances liées à la faim, cela veut dire qu’elle ne mangeait pas ou n’a pas mangé pendant toute une journée, par manque d’argent ou d’autres ressources nécessaires pour manger.

Cette évaluation souligne l’importance du défi auquel sont confrontés les pays africains et la nécessité d’une aide durable et conséquente afin de renforcer les politiques et les programmes relatifs à la sécurité alimentaire et à la nutrition dans cette région du monde. D’un point de vue global, de 2014 à 2016, l’Afrique subsaharienne a réussi à garantir une certaine disponibilité des aliments, notamment en matière d’apport énergétique alimentaire. Néanmoins, plusieurs pays de la région restent toujours fortement dépendants des importations alimentaires afin de garantir leurs approvisionnements alimentaires, avec certaines sous-régions qui sont dépendantes des importations pour un tiers de leurs besoins céréaliers.

Cela indique qu’il existe dans ces pays une demande importante pour la nourriture et qu’il est entre autres, nécessaire d’augmenter la productivité agricole, la production alimentaire et les efforts visant à promouvoir une certaine valeur ajoutée.

Pour relever ces défis, les objectifs stratégiques du secteur agricole et les activités prioritaires devraient promouvoir une augmentation de la production des denrées agricoles de base en mettant en place une chaine de valeur propre à la sécurité alimentaire, et ce, en travaillant à promouvoir l’agriculture commerciale et les activités destinées à ajouter de la valeur aux produits agricoles, en augmentant la production et l’exportation des cultures de rente et en améliorant l’accès des agriculteurs au financement.

La FAO reconnait  le besoin de développer une transformation économique globale, en particulier dans le secteur agricole, qui représente la plus importante source de revenus en Afrique subsaharienne afin de contribuer aux efforts visant à réduire la pauvreté et à faciliter l’accès aux aliments.

Le document explique les principales causes de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition dans la région par l’instabilité des marchés alimentaires et des prix des produits de base, par les catastrophes naturelles (y compris les graves sècheresses et inondations qui ont entrainé des pertes au niveau des récoltes et des pénuries d’eau et de pâturage pour le bétail) par une instabilité politique persistante et par les conflits et autres formes de violences.

Source :http://www.fao.org/news/story/fr/item/472123/icode/

AGRICULTURE

ELIMINER LA FAIM, ASSURER LA SECURITE ALIMENTAIRE, AMELIORER LA NUTRITION ET PROMOUVOIR L’AGRICULTURE DURABLE. C’est le deuxième objectif baptisé « FAIM ZERO »par les Nations Unies au travers des Objectifs du Développement Durable (ODD).

L’agriculture est la cheville ouvrière, la réponse adéquate à lutte contre la sous-alimentation ou la malnutrition. La demande en denrées est de plus en plus croissante car 70°/0des personnes sous-alimentées dépendent directement ou indirectement de l’agriculture pour subvenir à leurs besoins et selon l’agenda 2030 consacré au développement durable, elle est en passe de doubler d’ici 2050. Le concept d’agriculture durable en lui-même mérite une attention particulière. Le rapport Brundtland, au-delà des multiples définitions proposées retient que : L’AGRICULTURE DURABLE EST CELLE QUI PEUT DURER PARCE QU’ELLE MENAGE SON ENVIRONNEMENT ET SAUVEGARDE A LONG TERME LES CAPACITES DE PRODUCTION.

Quel que soit le type d’agriculture (familiale ou agro-industrie), celle-ci est, selon l’IRD le premier employeur du monde. De manière plus claire, les 500 millions d’exploitations familiales de la planète exploitent jusqu’à la moitié de la population active en Afrique et en Asie. Bref, l’agriculture est non seulement un moyen de subsistance pour un très grand nombre de personnes, de familles en situation de pauvreté mais une source de richesse.

Soutenir la pratique de l’agriculture durable sera le combat permanent de l’IQAI aux côtés des Institutions Internationales tels que l’IRD (Institut de Recherche Démographique) ou encore le FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture). Deux axes majeurs seront pour cela convoqués : Favoriser l’accès à la terre et assurer de meilleurs revenus aux paysans.

Tout compte fait, l’agriculture durable est une clé au développement social, économique, politique et culturel en Afrique et de par le monde. Elle nourrit les Hommes, préserve l’environnement et lutte efficacement contre la pauvreté.

Par : Jean Paul Mtamack(Responsable de la communication chez IQAI)